« Du plaisir quantitatif au plaisir qualitatif »

Quand on est gourmand, manger est un plaisir. Et ce plaisir est très important à conserver quelque soit votre pathologie.
Des études sérieuses ont prouvé qu'en mangeant ce qu'on aime, on est plus vite rassasié. Pourquoi ? Parce que le cerveau déclenche rapidement des hormones du plaisir qui agissent sur les sensations de faim et de satiété. Ainsi, spontanément, on réduit les quantités quand on prend du plaisir à manger. Le tout est d'apprendre à être attentif à ce qu'il y a dans votre assiette, à savourer plutôt que d'engloutir, et à écouter les signaux de satiété que votre estomac ne manque pas de vous envoyer. Cela vous évitera de vous resservir machinalement.

D'autre part, les envies (de chocolat, de saucisson ou de tout autre aliment « tabou », gras et/ ou sucré en géneral) sont souvent déclenchées quand on surveille constamment son alimentation et qu'on s'interdit constamment les petits plaisirs.

S'interdire constamment certains aliments, c'est rentrer dans une spirale infernale où la frustration liée aux restrictions alimentaires engendre des « craquages », eux-mêmes à l'origine de sentiments de culpabilité et de mauvaise estime de soi. Résultat ? On calme son angoisse par des gourmandises.

Il n'y a pas de mauvais aliment, il n'y a que des mauvaises associations. Tout est question d'équilibre. Il faut savoir apprécier la qualité plutôt que la quantité. En savourant, on ne ressent pas le besoin d'en manger en grande quantité. Mais ceci est un travail sur le long terme pour réapprendre à connaître ses sensations digestives. Alors, faites-vous plaisir, autorisez-vous ces petites douceurs qui vous feront du bien en faisant disparaître les frustrations liées aux privations alimentaires.

On a le droit de craquer !

Si vous avez vraiment fait des gros excès de table sur un repas, retenez que l'équilibre alimentaire se construit sur la journée, voire sur plusieurs jours consécutifs. Après un repas bien copieux, notre organisme est « saturé » et on n'a pas d'appétit : profitez-en pour manger léger au repas suivant, ou le lendemain !

Un peu d'histoire...

Pendant des siècles, le plaisir alimentaire restait d'ordre quantitatif. L'alimentation était surtout liée à la nécessité : il fallait manger pour vivre.
Se dessinaient deux classes : Ce n'est qu'au XVIIIème siècle que le plaisir de manger devient qualitatif avec notamment la naissance de la gastronomie au début du XIXème siècle. Parallèlement, les aliments jusqu'alors réservés aux élites deviennent plus courants et le plaisir de manger se généralise à la majorité de la population.

Dans le même temps, la science de la nutrition se profile et l'aliment va être peu à peu défini par sa composition en nutriments et le nombre de kilocalories qu'il apporte.

Au début du XXème siècle, des ratios correspondant aux besoins nutritionnels des différentes catégories de la population sont édités.

Aujourd'hui la multiplication des régimes et le respect des normes relatives à l'image corporelle limitent malheureusement le plaisir de manger.

« Ne pas dissocier santé et plaisir de manger. »

De nos jours, la lutte contre l'obésité et la multiplication des troubles alimentaires a conduit les scientifiques à diaboliser l'alimentation, et avec elle, le plaisir alimentaire.

Manger ne représente plus un plaisir partagé avec d'autres, mais une fonction vitale dirigée sur une éventuelle prise de poids ou la peur de tomber malade.

Dans notre société actuelle, l'homme a besoin de règles pour pénétrer dans la sphère alimentaire « correcte » et exclue de fait, le pouvoir de concilier plaisir et hygiène alimentaire satisfaisante.

« Retour à une alimentation saine et équilibrée. »

Il est grand temps de retrouver le plaisir de la table et d'oublier la dictature des calories dans nos assiettes.

N'oublions pas que manger procure une sensation de bien être :

En calmant sa Faim
En réveillant des Sens

Qui varient selon la préparation et la présentation des aliments.

En maîtrisant un équilibre alimentaire journalier voire hebdomadaire.

Qui évitent les effets « Yoyo » incessants et destructeurs pour l'organisme.

Une recette facilement réalisable qui permettra de combler votre corps.